juillet 2010 Expositions / été 2010 Le samedi 03 juillet 2010 à 10 heures Les expositions du Méjan pour les Rencontres d’Arles.
Depuis vingt ans l’association du Méjan participe avec sa propre programmation aux Rencontres Internationales de la photographie d’Arles. Elle présente des photographes prestigieux, références historiques ou grandes signatures contemporaines comme des talents plus jeunes. Ces expositions sont souvent accompagnées de l’édition chez Actes-Sud d’un livre d’art relatif à l’exposition présentée lors des rencontres ou à l’ensemble de l’œuvre de l’artiste. L’éventail des créations proposées est large, de la photographie comme médium pour des œuvres conceptuelles à une photographie picturale ou aux travaux relevant du photojournalisme. Le choix fréquent de grands formats pour ces présentations donne une dimension spectaculaire et une force aux propos des photographes.




    Rencontres d'Arles 2010, les expositions du Méjan

    Chapelle Saint-Martin du Méjan
    4 juillet - 19 septembre 2010

    Mario Giacomelli

    Ce grand maître de la photographie italienne né en 1905 dans une famille pauvre à Senigallia, a vécu toute sa vie dans cette petite ville du bord de l'Adriatique. Mario Giacomelli pratique la peinture dès l'adolescence sans avoir connaissance de livres d'art, ni de relation avec des artistes et ce n'est qu'à trente ans qu'il s'offre un appareil photo bon marché. Il l'utilise comme un peintre pour des œuvres en noir et blanc toujours très contrastées, d'une grande force, quasi abstraites quand il s'agit de paysages, empreintes de gravité lorsqu'il photographie des personnages pour des séries sur les paysans, Scanno, la bonne terre, ou encore pour celle réalisée dans un hospice, la mort viendra et aura tes yeux. Artiste extrêmement libre il s'autorise, dans une Italie très catholique, un ensemble de photographies sur des prêtres occupés à des jeux d'enfants ou le baiser d'un couple de vieillards. Tous ces sujets obéissent à la même préoccupation, au même traitement graphique et pictural. Ils transmettent l'aridité de la terre comme celle de la vie des gens de peu. C'est un florilège de l'œuvre de ce photographe, dont une partie est en collection au musée d'art moderne de New York qui sera présenté au rez-de-chaussée de la chapelle Saint-Martin du Méjan.

    goacomelli

     

    Peter Klasen

    Artiste fondateur du mouvement de la Figuration narrative, pratique la photographie depuis toujours. Elle a dans un premier temps constitué le matériau premier de son œuvre peinte. C'est véritablement en 2005, à l'occasion d'une rétrospective que Jean-Luc Monterosso lui a consacrée à la Maison Européenne de la Photographie à Paris (mep), qu'il a decidé de montrer ses photographies comme une partie essentielle de son travail, comme une œuvre à part entière. Depuis, les expositions se sont succédées, au Brésil, à Cuba, aux Etats-Unis, en France... La thématique principale de son travail photographique est la ville et l'univers industriel, mais il réalise également des œuvres en impression numérique sur toile, souvent accompagnées de néons, qui joignent alors ses deux univers, photo et peinture. Il déclare : "Je suis un documentaliste de la réalité urbaine. Une réalité inéluctablement liée à l'objet industrialisé de notre civilisation occidentale, ramenée parfois à mes préoccupations." Ou encore : "Les photos que je prends moi-même constituent la première étape d'une approche de la réalité. Il s'agit d'une véritable investigation du réel à travers l'objectif." Cette exposition se propose de faire découvrir trois grands ensembles, des photographies du monde industriel, raffineries, usines, friches..., une suite réalisée à La Havane en 2006, ainsi que des œuvres récentes, photomontages sur toile.
    Commissariat : Pascale Le Thorel

    klasen


    Saint Laurent / Le Capitole
    4 juillet - 29 août 2010

    François Halard
    Visite privée


    François Halard est l'un des plus grands photographes contemporains d'art de vivre. Son travail personnel, qui le conduit de Marie-Antoinette à Cy Twombly, révèle son parcours obsessionnel et souligne le dialogue qu'il orchestre entre les artistes, leurs œuvres et leurs cadres de vie : Correspondance. A chaque lieu, une alchimie. Fasciné par des maisons d'artistes, il les dévoile. François Halard porte son attention sur les maisons de peintres (Cy Twombly, James Brown, Julian Schnabel, Robert Rauschenberg, etc), d'architectes (Rudolf Schindler, Richard Neutra, Frank Lloyd Wright), des maisons singulières (Curzio Malaparte ou Carlo Mollino), des jardins (Bomarzo, le Trianon). Ces lieux seront pour lui, source d'inspiration. En prenant comme point de départ l'exploration de sa maison arlésienne, François Halard met en lumière sa démarche en tant que photographe attiré par l'architecture, les intérieurs, les artistes. Il saisit et montre, dans une communion de goût et de sensibilité, la mise en relation entre les œuvres et le lieu. On comprend alors que la maison est un lieu d'inspiration, sorte d'autobiographie, révélant l'intimité et la personnalité de l'artiste : Visite privée.
    Dans cette exposition, François Halard associe dans une scénographie photoraphique, d'objets et d'œuvres d'art, sorte d'atelier idéal.

     


    Galerie VU'

    "L'art, c'est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art". (Robert Filliou)
    Qu'est-ce qu'une galerie de photographie aujourd'hui ? C'est avant tout un regard, une identité, une position autour de la création et dans la société même. La galerie contribue à imposer le médium comme un des langages importants de la scène artistique, et aide à regarder et à collectionner les artistes qui parlent de notre époque. En écho à l'exposition consacrée à la collection de Marin Karmitz qui comprend les œuvres de plusieurs artistes liés à la Galerie VU', nous voulons revenir sur ce rôle de la galerie, sur le rôle du passeur qui accompagne le collectionneur dans son parcours de la collection. La Galerie VU' présente un ensemble de ses artistes et met en évidence les grands axes qu'elle défend. Elle souligne à la fois la volonté permanente d'inscrire avec pérennité la photographie dans le marché et l'histoire de l'art, l'envie de transmettre au public et au collectionneur une vision complète de différents parcours dans l'histoire de la photographie, et pour la révélation et le soutien à la création contemporaine. Une exposition qui propose de souligner le rôle important joué par les galeries, qui accompagnent avant tout des artistes dont les regards et les oeuvres nous aident à comprendre notre temps.
    Commissariat : Vincent Marcilhacy et Gilou Le Gruiec.

    Magasin électrique, Parc des ateliers SNCF
    4 juillet - 19 septembre 2010

     

     

    Magasin électrique, Parc des ateliers SNCF
    4 juillet - 19 septembre 2010

    Patrick Bouchain
    L'impensé


    Architecte d'espaces culturels ou de centres d'art (le Magasin à Grenoble, le lieu Unique à Nantes (lu), le miam à Sète), Patrick Bouchain réalise aussi des lieux de spectacles (le théâtre Zingaro à Aubervilliers et l'Académie équestre à Versailles pour Bartabas, la Volière Dromesko, la Grange au lac à Evian). Il collabore avec des artistes contemporains comme Daniel Buren pour les colonnes du Palais Royal et les anneaux à Nantes ou des designers comme Philippe Stark pour une maison en bois vendue par correspondance. Patrick Bouchain a organisé de grandes manifestations publiques, comme la manifestation du bicentenaire de la Révolution sur les Champs Elysées, puis, toujours à Paris, celle de l'an 2000. L'exposition sur le travail de cet architecte occupera, aux ateliers sncf, toute une halle du magasin électrique (plus de 600m2). Cette exposition, conçue comme une installation, se prolongera à l'extérieur sous l'auvent qui dessert les deux halles de cette friche industrielle. L'architecture enseignée et pratiquée par Patrick Bouchain, est parfois appelée parfois hqh (Haute qualité Humaine). Ses réalisations architecturales et leur mise en œuvre seront présentées par un ensemble de photographies de cinq photographes : Marin Kasimir, Cyrille Weiner, Julie Guish, Loïc Julienne, Christophe Hutin. Les photographies, installées parallèles au sol, tendues sur d'immense bâches, tirées grandeur nature sur des châssis de décors de théâtre ou encore projetées, seront disposées par projets et éclairées par des bulles de lumières pour un cheminement qui n'aura rien de rectiligne. Sous l'auvent, des plantes indigènes, dites "mauvaises herbes", voisineront avec des plantes maraîchères et des bâches de chantier aux couleurs franches en guise de tentures.


    Klavdij Sluban
    Transsibériades


    Né à Paris en 1963, Klavdij Sluban passe son enfance en Slovénie et effectue ses études en France. Il aborde la photographie dès l'adolescence avant de s'y consacrer totalement après des études littéraires. Il voyage alors beaucoup de l'ex-Union Soviétique à l'Amérique latine en passant par les Balkans, le Japon, Jérusalem, l'Indonésie, les îles caraïbes, Bali. Il effectue seul ses itinérances photographiques, indépendamment de toute structure, commande ou agence et en marge de l'actualité pour un travail exigeant, rigoureux. Parallèlement à ses voyages, il met en place un atelier photographique pour les jeunes détenus de Fleury-Mérogis, ateliers où il invitera des confrères, Cartier-Bresson, Marc Riboud, William Klein. Il initiera ensuite ces ateliers dans des camps disciplinaires de l'ex-Yougoslavie et de l'ex-Union Soviétique. Ce sont les photographies réalisées lors de voyages transsibériens en Chine et Russie qui font l'objet de l'exposition présentée dans la deuxième halle du magasin électrique et de l'ouvrage qui l'accompagne et pour lequel Klavdij Sluban est lauréat du prix 2009 de l'European Publishers Award of Photography. C'est à pied qu'il s'est déplacé dans ce "Far Est" en quête d'êtres vivants, animaux en fuite ou humains emmitonnés dans une immensité oppressante et un silence infini extraordinairement perceptibles dans ses oeuvres.

     


    François Deladerrière
    Nice et Savoie


    Intitulée, Nice et Savoie, un regard contemporain, l'exposition de François Deladerrière présentera dans la seconde halle du magasin électrique, un travail réalisé à l'occasion du cent-cinquantième anniversaire d'un événement important de l'histoire de la région : le rattachement du Duché de Savoie et du Comté de Nice. Un travail remarquable réalisé à la chambre photographique qui témoigne de l'évolution du paysage depuis le milieu du xixème siècle. C'est un choix de trente photographies qui sera exposé. Réalisés depuis le même point de vue que celui choisi par les artistes qui en 1860 ont créé les gravures des quatre-vingt-dix principaux lieux emblématiques de cette région, les trente points de vue choisis par François Deladerrière seront mis en regard avec leur gravure correspondante. Diplômé en 1999 de l'Ecole Nationale Supérieure de Photographie d'Arles, François Deladerrière vit et travaille à Arles. Parallèlement à la réalisation de commandes essentiellement relatives au paysage et à l'architecture, où le détail prend souvent le pas sur le global, François Deladerrière développe une œuvre personnelle dans des séries telles que L'illusion du tranquille, Zones d'ombres, Un mince vernis de réalité. François Deladerrière donne à voir de la même façon la porte entrouverte d'une voiture abandonnée, un sol accidenté, le dernier lambeau de neige accrochée à la toiture et l'immensité aride de la montagne ou l'infinie d'une étendue d'enganes en Camargue. Par la photographie de ces éléments muets, disponibles, François Deladerrière développe un travail intime, se révèle, se présente au regardeur. Arnaud Claas écrit à son propos "l'inéluctable phénomène par lequel, en remarquant une chose plutôt qu'une autre, chacun de nous se signe en tant que personne. Son effort pour définir par sa production même les contours de son identité photographique n'est pas une crispation mais une tâche : celle de se construire, lui le photographe comme sujet".
    Les images de l'exposition ont été réalisées à l'occasion du 150e anniversaire du rattachement de la Savoie à la France et ont donné lieu à l'édition d'un livre Nice et Savoie, un regard contemporain, Actes Sud, mai 2010. Cet ouvrage et l'exposition ont bénéficié du soutien de l'Assemblée des Pays de Savoie.

     


    1950 - 2010 : PICTO a 60 ans
    60 ans de complicité avec les photographes


    Picto souhaite profiter de cette date anniversaire pour célébrer sa passion de l'image et cette belle histoire d'amour et de complicité entre les équipes Picto et les créateurs photographes. Sur le thème de la complicité, Picto demande aux cent photographes partenaires de sélectionner parmi leurs œuvres "la photo" qui représente le mieux cette idée. Un mur d'images avec cent portraits de chaque membre de l'équipe Picto, réalisés par Jean Noël Reichel, côtoiera l'exposition des photographes partenaires. Christian Caujolle est commissaire de l'exposition. Présentée au magasin électrique dans le troisième espace de la deuxième halle, cette exposition présentera un choix de tirages de nombreux photographes parmi les plus prestigieux, qui ont confiés et confient leurs œuvres à ce laboratoire, partenaire des Rencontres et conservatoire d'un pan important de la mémoire de l'art photographique de ces soixante dernières années.





    juillet 2010 Expositions / été 2010 Le dimanche 01 août 2010 à 10 heures




      Rencontres d'Arles 2010, les expositions du Méjan

      Chapelle Saint-Martin du Méjan
      4 juillet - 19 septembre 2010

      Mario Giacomelli

      Ce grand maître de la photographie italienne né en 1905 dans une famille pauvre à Senigallia, a vécu toute sa vie dans cette petite ville du bord de l'Adriatique. Mario Giacomelli pratique la peinture dès l'adolescence sans avoir connaissance de livres d'art, ni de relation avec des artistes et ce n'est qu'à trente ans qu'il s'offre un appareil photo bon marché. Il l'utilise comme un peintre pour des œuvres en noir et blanc toujours très contrastées, d'une grande force, quasi abstraites quand il s'agit de paysages, empreintes de gravité lorsqu'il photographie des personnages pour des séries sur les paysans, Scanno, la bonne terre, ou encore pour celle réalisée dans un hospice, la mort viendra et aura tes yeux. Artiste extrêmement libre il s'autorise, dans une Italie très catholique, un ensemble de photographies sur des prêtres occupés à des jeux d'enfants ou le baiser d'un couple de vieillards. Tous ces sujets obéissent à la même préoccupation, au même traitement graphique et pictural. Ils transmettent l'aridité de la terre comme celle de la vie des gens de peu. C'est un florilège de l'œuvre de ce photographe, dont une partie est en collection au musée d'art moderne de New York qui sera présenté au rez-de-chaussée de la chapelle Saint-Martin du Méjan.

      goacomelli

       

      Peter Klasen

      Artiste fondateur du mouvement de la Figuration narrative, pratique la photographie depuis toujours. Elle a dans un premier temps constitué le matériau premier de son œuvre peinte. C'est véritablement en 2005, à l'occasion d'une rétrospective que Jean-Luc Monterosso lui a consacrée à la Maison Européenne de la Photographie à Paris (mep), qu'il a decidé de montrer ses photographies comme une partie essentielle de son travail, comme une œuvre à part entière. Depuis, les expositions se sont succédées, au Brésil, à Cuba, aux Etats-Unis, en France... La thématique principale de son travail photographique est la ville et l'univers industriel, mais il réalise également des œuvres en impression numérique sur toile, souvent accompagnées de néons, qui joignent alors ses deux univers, photo et peinture. Il déclare : "Je suis un documentaliste de la réalité urbaine. Une réalité inéluctablement liée à l'objet industrialisé de notre civilisation occidentale, ramenée parfois à mes préoccupations." Ou encore : "Les photos que je prends moi-même constituent la première étape d'une approche de la réalité. Il s'agit d'une véritable investigation du réel à travers l'objectif." Cette exposition se propose de faire découvrir trois grands ensembles, des photographies du monde industriel, raffineries, usines, friches..., une suite réalisée à La Havane en 2006, ainsi que des œuvres récentes, photomontages sur toile.
      Commissariat : Pascale Le Thorel

      klasen


      Saint Laurent / Le Capitole
      4 juillet - 29 août 2010

      François Halard
      Visite privée

      François Halard est l'un des plus grands photographes contemporains d'art de vivre. Son travail personnel, qui le conduit de Marie-Antoinette à Cy Twombly, révèle son parcours obsessionnel et souligne le dialogue qu'il orchestre entre les artistes, leurs œuvres et leurs cadres de vie : Correspondance. A chaque lieu, une alchimie. Fasciné par des maisons d'artistes, il les dévoile. François Halard porte son attention sur les maisons de peintres (Cy Twombly, James Brown, Julian Schnabel, Robert Rauschenberg, etc), d'architectes (Rudolf Schindler, Richard Neutra, Frank Lloyd Wright), des maisons singulières (Curzio Malaparte ou Carlo Mollino), des jardins (Bomarzo, le Trianon). Ces lieux seront pour lui, source d'inspiration. En prenant comme point de départ l'exploration de sa maison arlésienne, François Halard met en lumière sa démarche en tant que photographe attiré par l'architecture, les intérieurs, les artistes. Il saisit et montre, dans une communion de goût et de sensibilité, la mise en relation entre les œuvres et le lieu. On comprend alors que la maison est un lieu d'inspiration, sorte d'autobiographie, révélant l'intimité et la personnalité de l'artiste : Visite privée.
      Dans cette exposition, François Halard associe dans une scénographie photoraphique, d'objets et d'œuvres d'art, sorte d'atelier idéal.

       


      Galerie VU'

      "L'art, c'est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art". (Robert Filliou)
      Qu'est-ce qu'une galerie de photographie aujourd'hui ? C'est avant tout un regard, une identité, une position autour de la création et dans la société même. La galerie contribue à imposer le médium comme un des langages importants de la scène artistique, et aide à regarder et à collectionner les artistes qui parlent de notre époque. En écho à l'exposition consacrée à la collection de Marin Karmitz qui comprend les œuvres de plusieurs artistes liés à la Galerie VU', nous voulons revenir sur ce rôle de la galerie, sur le rôle du passeur qui accompagne le collectionneur dans son parcours de la collection. La Galerie VU' présente un ensemble de ses artistes et met en évidence les grands axes qu'elle défend. Elle souligne à la fois la volonté permanente d'inscrire avec pérennité la photographie dans le marché et l'histoire de l'art, l'envie de transmettre au public et au collectionneur une vision complète de différents parcours dans l'histoire de la photographie, et pour la révélation et le soutien à la création contemporaine. Une exposition qui propose de souligner le rôle important joué par les galeries, qui accompagnent avant tout des artistes dont les regards et les oeuvres nous aident à comprendre notre temps.
      Commissariat : Vincent Marcilhacy et Gilou Le Gruiec.

      Magasin électrique, Parc des ateliers SNCF
      4 juillet - 19 septembre 2010

       

       

      Magasin électrique, Parc des ateliers SNCF
      4 juillet - 19 septembre 2010

      Patrick Bouchain
      L'impensé

      Architecte d'espaces culturels ou de centres d'art (le Magasin à Grenoble, le lieu Unique à Nantes (lu), le miam à Sète), Patrick Bouchain réalise aussi des lieux de spectacles (le théâtre Zingaro à Aubervilliers et l'Académie équestre à Versailles pour Bartabas, la Volière Dromesko, la Grange au lac à Evian). Il collabore avec des artistes contemporains comme Daniel Buren pour les colonnes du Palais Royal et les anneaux à Nantes ou des designers comme Philippe Stark pour une maison en bois vendue par correspondance. Patrick Bouchain a organisé de grandes manifestations publiques, comme la manifestation du bicentenaire de la Révolution sur les Champs Elysées, puis, toujours à Paris, celle de l'an 2000. L'exposition sur le travail de cet architecte occupera, aux ateliers sncf, toute une halle du magasin électrique (plus de 600m2). Cette exposition, conçue comme une installation, se prolongera à l'extérieur sous l'auvent qui dessert les deux halles de cette friche industrielle. L'architecture enseignée et pratiquée par Patrick Bouchain, est parfois appelée parfois hqh (Haute qualité Humaine). Ses réalisations architecturales et leur mise en œuvre seront présentées par un ensemble de photographies de cinq photographes : Marin Kasimir, Cyrille Weiner, Julie Guish, Loïc Julienne, Christophe Hutin. Les photographies, installées parallèles au sol, tendues sur d'immense bâches, tirées grandeur nature sur des châssis de décors de théâtre ou encore projetées, seront disposées par projets et éclairées par des bulles de lumières pour un cheminement qui n'aura rien de rectiligne. Sous l'auvent, des plantes indigènes, dites "mauvaises herbes", voisineront avec des plantes maraîchères et des bâches de chantier aux couleurs franches en guise de tentures.

      Klavdij Sluban
      Transsibériades

      Né à Paris en 1963, Klavdij Sluban passe son enfance en Slovénie et effectue ses études en France. Il aborde la photographie dès l'adolescence avant de s'y consacrer totalement après des études littéraires. Il voyage alors beaucoup de l'ex-Union Soviétique à l'Amérique latine en passant par les Balkans, le Japon, Jérusalem, l'Indonésie, les îles caraïbes, Bali. Il effectue seul ses itinérances photographiques, indépendamment de toute structure, commande ou agence et en marge de l'actualité pour un travail exigeant, rigoureux. Parallèlement à ses voyages, il met en place un atelier photographique pour les jeunes détenus de Fleury-Mérogis, ateliers où il invitera des confrères, Cartier-Bresson, Marc Riboud, William Klein. Il initiera ensuite ces ateliers dans des camps disciplinaires de l'ex-Yougoslavie et de l'ex-Union Soviétique. Ce sont les photographies réalisées lors de voyages transsibériens en Chine et Russie qui font l'objet de l'exposition présentée dans la deuxième halle du magasin électrique et de l'ouvrage qui l'accompagne et pour lequel Klavdij Sluban est lauréat du prix 2009 de l'European Publishers Award of Photography. C'est à pied qu'il s'est déplacé dans ce "Far Est" en quête d'êtres vivants, animaux en fuite ou humains emmitonnés dans une immensité oppressante et un silence infini extraordinairement perceptibles dans ses oeuvres.

       


      François Deladerrière
      Nice et Savoie

      Intitulée, Nice et Savoie, un regard contemporain, l'exposition de François Deladerrière présentera dans la seconde halle du magasin électrique, un travail réalisé à l'occasion du cent-cinquantième anniversaire d'un événement important de l'histoire de la région : le rattachement du Duché de Savoie et du Comté de Nice. Un travail remarquable réalisé à la chambre photographique qui témoigne de l'évolution du paysage depuis le milieu du xixème siècle. C'est un choix de trente photographies qui sera exposé. Réalisés depuis le même point de vue que celui choisi par les artistes qui en 1860 ont créé les gravures des quatre-vingt-dix principaux lieux emblématiques de cette région, les trente points de vue choisis par François Deladerrière seront mis en regard avec leur gravure correspondante. Diplômé en 1999 de l'Ecole Nationale Supérieure de Photographie d'Arles, François Deladerrière vit et travaille à Arles. Parallèlement à la réalisation de commandes essentiellement relatives au paysage et à l'architecture, où le détail prend souvent le pas sur le global, François Deladerrière développe une œuvre personnelle dans des séries telles que L'illusion du tranquille, Zones d'ombres, Un mince vernis de réalité. François Deladerrière donne à voir de la même façon la porte entrouverte d'une voiture abandonnée, un sol accidenté, le dernier lambeau de neige accrochée à la toiture et l'immensité aride de la montagne ou l'infinie d'une étendue d'enganes en Camargue. Par la photographie de ces éléments muets, disponibles, François Deladerrière développe un travail intime, se révèle, se présente au regardeur. Arnaud Claas écrit à son propos "l'inéluctable phénomène par lequel, en remarquant une chose plutôt qu'une autre, chacun de nous se signe en tant que personne. Son effort pour définir par sa production même les contours de son identité photographique n'est pas une crispation mais une tâche : celle de se construire, lui le photographe comme sujet".
      Les images de l'exposition ont été réalisées à l'occasion du 150e anniversaire du rattachement de la Savoie à la France et ont donné lieu à l'édition d'un livre Nice et Savoie, un regard contemporain, Actes Sud, mai 2010. Cet ouvrage et l'exposition ont bénéficié du soutien de l'Assemblée des Pays de Savoie.

       


      1950 - 2010 : PICTO a 60 ans
      60 ans de complicité avec les photographes


      Picto souhaite profiter de cette date anniversaire pour célébrer sa passion de l'image et cette belle histoire d'amour et de complicité entre les équipes Picto et les créateurs photographes. Sur le thème de la complicité, Picto demande aux cent photographes partenaires de sélectionner parmi leurs œuvres "la photo" qui représente le mieux cette idée. Un mur d'images avec cent portraits de chaque membre de l'équipe Picto, réalisés par Jean Noël Reichel, côtoiera l'exposition des photographes partenaires. Christian Caujolle est commissaire de l'exposition. Présentée au magasin électrique dans le troisième espace de la deuxième halle, cette exposition présentera un choix de tirages de nombreux photographes parmi les plus prestigieux, qui ont confiés et confient leurs œuvres à ce laboratoire, partenaire des Rencontres et conservatoire d'un pan important de la mémoire de l'art photographique de ces soixante dernières années.