mars 2010 Exposition Saint-Laurent / Le Capitole Le samedi 13 mars 2010 à 14 heures

Exposition ouverte du samedi 13 mars au dimanche 18 avril 2010
du mercredi au dimanche, de 14 heures à 18 heures
ENTRÉE LIBRE

Saint-Laurent / Le Capitole
21 rue Laurent Bonnemant
13200 Arles




  •  Anders Petersen
    Anders Petersen


Après avoir exposé à Arles pour les Rencontres de la photographieen 1977 et y avoir reçu le Grand Prix des Rencontres Internationales de la Photographie en2003, Anders Petersen, figure majeure de la photographie suédoise, revient à Arles ce printemps pour présenter son dernier opus, City Diary.
L'exposition City Diary,
présentée à Saint-Laurent Le Capitole est objet d’une concertation de deux ans entre Anders Petersen et le Château d’Eau à Toulouse qui a produit cette exposition. Elle présente un ensemble de plus de quarante photographies en noir et blanc, réalisées dans plusieurs villes d’Europe de 1984 à 2009, où Anders Petersen affirme une réelle empathie pour les gens différents, oubliés, pour ceux que la vie a abîmés.

 


 Anders Petersen

Anders Petersen s’essaie d’abord à la peinture et à l’écriture et c’est à vingt-et-un ans, ému par une photographie de Christer Strömholm (une image faite au cimetière Montparnasse un jour de neige) et par des photos de Brassaï qu’il s’engage dans la photographie. Il rencontre alors à Stockholm Christer Strömholm dont il fréquente l’école de photographie durant deux années. C'est à Hambourg qu'il commence un travail qui marquera par son intention, ses sujets et sa facture, l'ensemble de son œuvre, Café Lehmitz. Il photographie pendant trois ans les clients et habitués de ce bar à bière d’un quartier populaire où se retrouvent marginaux et exclus. C’est comme une famille qu’il choisit et une maison où il vivra. En 1970, il exposera dans ce café trois cent cinquante photographies qu’il offrira aux personnes photographiées.

Cette œuvre fait sensation et sera présentée plusieurs fois, dont à Arles en 1977, et le livre, projet d’édition d’abord refusé, deviendra livre culte dès sa sortie en 1978 et sera publié dans plusieurs pays.

Ses commandes pour les journaux et magazines et ses quêtes personnelles le conduiront à photographier dans un parc d’attraction, au carnaval de Venise, en prison, dans une maison de retraite, dans un hôpital psychiatrique et autour de lui, ses proches, ses rencontres.

Par l’utilisation fréquente de plans serrés, son travail privilégie les expressions, les corps, les visages. Petersen choisit des sujets difficiles, sensibles et, à la fois témoin et acteur, il s’immerge dans ces lieux marginaux et d’exclusion. Il n’y a pas de jugement dans ces images, pas de "morale", pas plus que de voyeurisme, il y a seulement un constat, une émotion, une poésie, une tendresse.