Hervé Di Rosa
Soucieux dès le départ de diffuser, de rendre l’art accessible à tous, Hervé Di Rosa s’emploie, avant même d’aborder la peinture, à la création d’estampes de tous formats et de bandes dessinées, de magazines où vivent, s’aiment, s’affrontent une pléiade de personnages, truculents, difformes, excessivement colorés sur une planète qu’il n’hésitera pas parfois à appeler Dirosaland.
Son inspiration et ses préoccupations artistiques viennent de la BD, de la télé, du mouvement punk et lorsqu’à l’orée des années 1980, il déboulera avec Boisrond, Combas, Blanchard, sur la scène artistique française, ils apparaitront comme un groupe de rock, baptisé par Ben "Figuration Libre", et non comme une école ou un nouveau mouvement pictural ; ce dont ils se sont tous d’ailleurs toujours défendu, même s’ils ont incontestablement fait bouger les lignes.
Toujours en quête des formes d’art les plus accessibles, les plus populaires, Hervé Di Rosa entame en 1993 un tour du monde des techniques traditionnelles qu’il poursuit depuis. De la Bulgarie au Ghana en passant par le Vietnam, Le Mexique, l’Ethiopie, la Corse, Cuba, Le Cameroun, l’Afrique du Sud. Et, à chacun des voyages, de ses "apprentissages", l’œuvre de cet artiste curieux, protéiforme et boulimique s’amplifie de créations originales, de multiples sur tous supports et d’estampes.
Ce sont plus de cent estampes de tous formats qui sont présentées à Saint-Laurent Le capitole, qu’ils s’agissent de chalcographies, de sérigraphies sur fond de laque ou sur papier autocollant, de gravures sur bois, de tirages numériques, de carborundums, de lithographies ou encore de linogravures, toutes inspirées par les cultures et les personnages qu’il croise lors de ses résidences et longs séjours autour du monde.