Ce projet retrace le cheminement de la famille Koraïchi, arrivée dans le désert algérien au VIIIe siècle au moment de l’islamisation de l’Afrique du nord. Le premier ancêtre est enterré à Oued Souf à côté de la petite ville de Kuinine en Algérie. Dans le Mausolée ont été retrouvés un ensemble d’étendards comme on en trouve régulièrement sur les mausolées mystiques de l’islam. De là est partie l’idée de refaire un étendard par ancêtre pour remonter toute la chaîne initiatique jusqu’au prophète.
En faisant 99 étendards (49 d’entre eux seront exposés au Méjan), Rachid Koraïchi reconstruit le lien avec les 99 noms qu’attribuent les musulmans à dieu (le miséricordieux, le clément, le juste…). Dans le prolongement de cette démarche, Rachid Koraïchi a réalisé 99 “priants” en acier noir qui seront mis en espace, en jouant avec leur ombre portée sur le sol, en prière orientés vers La Mecque.
Rachid Koraïchi est plasticien et il expose depuis 1970 dans de nombreux
musées et fondations du monde.
Ferrante Ferranti, photographe, est né en Annaba (Algérie) d’où il est
parti très jeune ; il vient, à la redécouverte de son pays et de son histoire,
sur le chemin de Rachid Koraïchi. Les photos prises à l’occasion
de ce voyage et présentant le tombeau des ancêtres, la tombe des 7 dormants,
le cimetière des Koraïchites, des images du désert environnant,
des images de la tidjania ainsi que le rituel soufi, seront intégrées à l’exposition.
L’herbier merveilleux (1er étage)
Jean-Michel OTHONIEL
Dans son exposition L’herbier merveilleux, créée spécialement pour la Chapelle du Méjan à Arles, Jean-Michel Othoniel propose un parcours autour de deux vitraux en l’honneur de saint Martin, ancien patron de la chapelle. A cette occasion, les deux baies du choeur ont été réouvertes pour y installer de façon définitives deux vitraux rouges ornés de perles d’or et de fleurs sauvages dessinées par l’artiste. Au mur de la chapelle, il montre pour la première fois une importante partie de son journal photographique. Ces
images / souvenirs et ses textes récoltés au cours de ces vingt dernières années composent la base de sa recherche iconographique pour les vitraux de Saint-Martin. Inspirées par sa recherche sur les fleurs mystiques, trois sculptures viennent compléter cette exposition : une nimbe en perle de verre à l’or est suspendue entre les vitraux au centre du choeur en lieu et place de l’autel ; à la croisée du transept, un aquarium géant renferme trois coeurs de verre soufflé en suspension dans de la vaseline ; au centre de la nef, une croix de perles de verre à l’or clos cette installation.
DU 8 JUILLET AU 14 SEPTEMBRE 2008
Chapelle Saint Laurent Le Capitole
L’Épopée de l’Exodus (Rez-de-chaussée)
Jean-Michel VECCHIET
Exodus. Il est des noms qui résonnent au-delà de l’épreuve du temps.
Quelques uns des acteurs de l’opération ont réalisé à l’époque des photographiesde cette traversée légendaire. Jamais jusqu’à présent cesimages n’avaient été dévoilées. Cette exposition est une invitation au
voyage, un embarquement immédiat à bord de l’un des plus célèbres navires du XXe siècle. Jean-Michel Vecchiet restitue la chronologie des faits, offre à travers un récit précis et passsionné l’histoire de celles et ceux qui, soixante ans plus tôt ont fait l’Exodus.
Depuis la fin des années 1970, menant de front un travail de plasticien et de réalisateur, Jean-Michel Vecchiet a vu son oeuvre faire l’objet d’un nombre impressionnant d’expositions dans les musées et festivals du monde entier. Il est aussi depuis 1997, réalisateur de grands reportages et documentaires pour la télévision. Salués par la critique, ses films sont diffusés dans plus d’une cinquantaine de pays.
Agence VU (Rez-de-chaussée Grande Salle)
Jeffrey SILVERTHORNE
Voilà près de quarante ans que l’Américain Jeffrey Silverthorne, décline la question du corps et de sa représentation. Sa photographie, emprunte à la fois au documentaire et à la mise en scène, avec une aisance, une recherche jubilatoire, continuant inlassablement d’explorer, de s’interroger sur la façon particulière qu’a la photographie de jouer sur les deux tableaux, du réel et de la fiction.
Léa CRESPI
Depuis huit ans, Léa Crespi développe, en s’impliquant de la façon la plus radicale qui soit, une réflexion sur la représentation de l’espace, sur le temps, sur la mémoire. Pour cela, elle s’implique avec la prise de risques maximale. Nue, le crâne rasé, elle traverse les Lieux qu’elle a choisis pour que sa plastique impeccable soit un leurre. Nous pensons en effet qu’il s’agit d’une proposition sur le nu, sur l’autoportrait.
Serge PICARD
Les portraits de Serge Picard frémissent d'une vie toute particulière. Ils reflètent en effet toute l'ambiguité du genre : le "bougé" qui les caractérise, réintègre toute la présence du sujet photographié. Le trouble qui en émane pourrait correspondre à une dérobade, une fuite du sujet. Il peut correspondre aussi à l'incertitude de tout photographe quant à sa capacité à saisir le réel qui se dérobe.
NANTUA Installation vidéo-sculpture (Rez-de-chaussée : salle 2)
Pauline FARGUE
Il s’agit d’un dispositif alliant un plan fixe vidéo projeté en très grande dimension et huit sculptures de bois fixées au sol. Le spectateur peut, s’il le souhaite, se percher lui aussi sur l’une des sculptures et faire l’expérience, non seulement de ce qu’il voit, mais aussi de sa propre mise en abîme.
Ce dispositif a été réalisé avec l’aide de Laurent Capitani et Christian Fares, David King et Sylvain Takerkart.
Pauline Fargue est une jeune plasticienne issue d’une double formation théorique (DEA de philosophie esthétique sur l’oeuvre de Gary Hill) et pratique (Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles). Elle développe une pratique artistique qui interroge avec différents média (photo, vidéo, sculpture, son, performance) la puissance des filtres techniques médiatisant notre position perceptive.
HAÏTI (1er étage)
Jane-Evelyn ATWOOD
Très remarqué durant le festival Visa 2007, le travail de la photographe américaine Jane Evelyn Atwood sur Haïti est radicalement en rupture avec l’imagerie de violences et de misère que l’actualité impose régulièrement pour évoquer ce pays caraïbe. Rupture aussi dans l’écriture de l’artiste qui choisit la couleur pour traduire sa fascination pour le peuple haïtien « incroyablement vivant et étonnant ». Rompue aux enquêtes de longue haleine en noir et blanc sur la prostitution, la prison, les victimes des mines antipersonnel ou du sida, Jane Evelyn Atwood (Prix Paris Match du photojournalisme, Grand Prix SCAM du portfolio, Prix de la fondation W. Eugene Smith) aborde Haïti sans préjugés, avec un regard qu’elle veut débarrassé de toute influence préalable. Elle montre la beauté intacte d’un peuple qui ne s’abandonne pas au soleil noir de la fatalité et réinvente sans cesse un avenir possible. D’une facture particulière, les prises de vue haïtiennes d’Atwood, notamment ses portraits, semblent dessiner des clairs-obscurs au grand jour ; la couleur ne sert pas ici à accentuer une riche gamme chromatique déjà présente dans le viseur, mais à souligner des contrastes, des ombres ou des lumières, qui contribuent à installer une forme subtile d’intimité avec les univers photographiés.
DU 8 JUILLET AU 14 SEPTEMBRE 2008
Le Méjan
FEUX ROYAUX À VERSAILLES, La face cachée du soleil
Thierry NAVA / le Groupe F
Le spectacle du Groupe F, mis en scène par Christophe Berthonneau, “La face cachée du Soleil” a été créé à Versailles en septembre 2007. Après un triomphe public et critique, le spectacle sera repris en juillet 2008. A cette occasion, le livre Feux royaux à Versailles reprend le scénario du spectacle. Des photos de Thierry Nava révèlent la scénographie, les jardins et le château sous un angle inédit. Au centre du bassin de Neptune, la scène en forme d’île s’anime et devient le centre d’un univers qui mêle le passé, le présent et le futur.
Derrière ces “artifices” ou “illusions perdues” se dessine alors une autre image de Versailles, tel qu’il fut rêvé ou projeté par ses concepteurs, tel qu’il fut vu ou imaginé par les spectateurs d’hier ou d’aujourd’hui : un lieu de divertissement qui ferait rayonner tous les arts, mais aussi la tyrannie du pouvoir absolu. La confrontation entre ces histoires d’hier et d’aujourd’hui, entre ces images et leur revers, est un voyage dans le temps et l’espace, et nous révèle les coulisses d’un art populaire mais méconnu qui devait connaître son apogée à Versailles : le feu d’artifice.
JE NE SAIS PAS PEINDRE !
Jean-Marie BÉNÉZET
Jean-Marie Bénézet arpente les prés, les vignes et les sentes de la Petite Camargue où il vit. La palette est vaste, l’herbe, l’eau, l’ombre, la brume, la lumière dure et froide, la végétation abandonnée ou cultivée, la silhouette des animaux et des barrières de fortune qui les contiennent. Ici, ou lors de quelques voyages, quand son regard est happé, il cadre, prend un cliché, ne fait aucune retouche, recueillant simplement l’offrande muette du monde.
Jean-Marie Bénézet né en 1954 à Gallician et vit au Cailar. Après avoir pratiqué la photographie professionnellement de la fin des années 1970 au milieu des années 1980 pour des applications allant du musée ethnologique aux photographies de mariage, Jean-Marie Bénézet abandonne la photographie pendant une longue période où il s’occupe d’art. Au printemps 2007, un peintre, Christian Astor, lui propose d’exposer pour la première fois.
DU 8 JUILLET AU 14 SEPTEMBRE 2008
Ateliers SNCF, “Le Magasin”
L’ACADÉMIE DU SPECTACLE ÉQUESTRE DE VERSAILLES, La voie de l’écuyer
Alfons ALT / BARTABAS
Fondée en février 2003 par Bartabas, l’Académie du spectacle équestre est une institution hors pair. Une compagnie école d’un genre inédit, un établissement supérieur du troisième millénaire. Ici les élèves ne se contentent pas d’apprendre, mais vivent pleinement leur art.
Les photographies inédites révèlent la vie de cette dizaine d’artistes écuyers ayant la responsabilité de 45 chevaux et la volonté d’apprendre bien plus que l’art de monter à cheval.
Alfons Alt - Photographe et altotypiste, est né en Bavière en 1962. Immortalisant les débuts du Théâtre équestre Zingaro avec Colette Godard, il a reçu en l’an 2000 l’European Publisher’s Award de la Photographie. Après La ballade de Zingaro aux éditions du Chêne, puis Bestiaire et Bestiae chez Actes Sud, il vient de publier Altitude (Manoeuvres Éditions). Il vit aujourd’hui à Marseille et travaille en son atelier de la Belle de Mai.
RÊVES ET VISIONS D’ITALIE
Mimmo JODICE
Il fallait toute l’expérience d’un Mimmo Jodice, sa connaissance éprouvée des multiples facettes et possibilités de la photographie, sa longue et profonde introspection de la notion de territoire pour parvenir à restituer la quintessence d’un pays tel que l’Italie et l’aura de son patrimoine art i s t ique exceptionnel. Cette exposition présente en 72 photographies, dont beaucoup inédites, un travail poursuivi pendant trente années. De Turin à Trieste, de Bolzano au Stromboli, c’est toute la péninsule italienne qui se dévoile en majesté au fil des pages. Les monuments oubliés, les jardins, les arrière-cours, les vues urbaines toujours changeantes de Milan, Rome ou Naples sont à la fois redécouverts et réinterprétés par un virtuose du noir et blanc qui n’a cessé de s’interroger sur les mystères de la lumière méditerranéenne.
ALBANIE
John DEMOS
Quarante-cinq années de dictature stalinienne, de système autarcique et d’isolement international ont fait de l’Albanie du XXe siècle un pays sans images. Au tournant des années 1990, la chute du régime communiste incite le photographe grec John Demos à parcourir, sous le camouflage du touriste circulant en autocar, les villes et les villages albanais pour témoigner des mutations en cours.
John Demos est un des acteurs majeurs de la scène photographique grecque. Il a longtemps enseigné la photographie avant de diriger plusieurs centres ou festivals dédiés à l’image et de créer l’agence Apeiron, la plus importante agence photographique grecque. Adepte du Leica, virtuose du noir et blanc, John Demos a magistralement fixé sur sa pellicule l’identité de la Grèce profonde et immémoriale.
ALORS QUE JE MOURAIS...
Paolo PELLEGRIN
Le projet Alors que je mourais… (As I was Dying) de Paolo Pellegrin s’est vu décerner le 14ème Leica European Publisher’s Aw a rd for Photography, par le jury du groupe des éditeurs européens de photographie réuni en mars 2007 à Heidelberg .
A 43 ans, Paolo Pellegrin, photographe italien, membre de l’agence Magnum depuis 2001, a définitivement acquit la reconnaissance de ses pairs en se voyant honoré par la Robert Capa Gold Medal Award 2007, une des plus hautes distinctions du photo-re p o rtage international. Cette récompense vient consacrer un travail exemplaire mené avec conviction et acharnement depuis de longues années.
Paul FACCHETTI
Paul Facchetti
Au milieu des années trente, Paul Facchetti ouvre à Paris un studio photographique au 198 rue Saint-Jacques et s’engage dans la photographie de portrait. En 1948, il s’agrandit au 17 rue de Lille et démultiplie les genres : photos de mode, de publicité, portraits et nus, compositions abstraites. C’est à la confluence des arts qu’il réalise les portraits d’art i s t e s et de gens de lettres qui l’entourent (Dali, Breton, Paulhan, Michaux, Dubuffet, Truman Capote, etc…). Si son activité de galeriste passe au premier plan, il continuera de manière discrète et obstinée, son oeuvre photographique.
Des années 1930 aux années 1990, une part importante est donnée à la fin des années 1940 et au début des années 1950 qui correspondent à la production majeure de Paul Facchetti.
EXPOSITIONS
DU 8 JUILLET AU 14 SEPTEMBRE 2008
Informations pratiques
Les expositions sont ouvertes tous les jours de 10 heures à 19 heures du 8 juillet au 14 septembre 2008.
Tarifs :
5€ (deux lieux) Chapelle saint Martin du Méjan &
Chapelle Saint Laurent, Le capitole
Billeterie à la Librairie Nature (Place Nina-Berberova)
7€ Ateliers SNCF, “Le Magasin”
Billeterie aux Rencontres d’Arles Photographie
Adresses des sites d’expositions :
Chapelle Saint Laurent, ancien cinéma Le Capitole
21 rue Laurent Bonnemant
13200 Arles
La Chapelle saint Martin du Méjan
Place Jean-Baptiste Massillon
13200 Arles
Ateliers SNCF, “Le Magasin”
Boulevard Victor Hugo
13200 Arles
Association du Méjan
Claire Durand
Chargée de communication
Place Nina Berberova - BP 90038
13633 Arles Cedex
Tél. 04 90 49 56 78
Fax 04 90 96 95 25
mejan[at]actes-sud.fr
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