avril 2008


THEÂTRE AU MEJAN
à la chapelle du Méjan


Mercredi 2 avril 2008 à 20H30

Nous ne sommes pas séparés
d'Henry Bauchau
par Marie DELMAS et Benoit THÉBERGE


Henry Bauchau

 


«Nous ne sommes pas séparés apporte un éclairage singulier sur l’œuvre d’Henry Bauchau en mettant à nu les affectations, les passions et les illuminations qui rattachent son Journal à sa poésie. Ce spectacle nous immerge dans le jardin de son existence, une existence dense de quatre-vingt-treize années et plonge au cœur du processus auquel l’écrivain se soumet entièrement pour penser le poème.
La mise en scène nous transporte au centre de l’aventure quotidienne du poète confronté à la fois aux impératifs matériels et à la volonté d’aller loin, toujours plus loin, dans la recherche de l’essentiel. Soutenue par deux acteurs évoluant dans un espace traversé par des corps et des sons, la parole du poète nous entraîne dans le courant du fleuve périlleux de la vie et des paysages inconnus que dessinent les remuements de l’âme.
Libérée de ses contraintes de papier, l'écriture de Bauchau devient le théâtre de la parole et de l'échange, des corps inattendus et des énergies en mouvement entre un homme et une femme que tout éloigne mais rien ne sépare. » Benoit Théberge




Rencontre - Lecture
à la chapelle Saint-Martin du Méjan



Mardi 22 avril 2008 à 18H30

Hubert Nyssen "les Déchirements"
À l'occasion de la parution chez Actes Sud de son dernier roman, Hubert Nyssen invite le public à le rencontrer dans le cadre convivial de la Chapelle du Méjan.

Lecture d'extraits par Hubert Nyssen et Chloé Rejon.

Hubert Nyssen, Les déchirementsLes déchirements
Le hasard conduit un jour Valentin Cordonnier à rencontrer Barbara. Elle lui révèle le drame qui a sans doute mis un terme à la vie de Julie Devos, bouleversé celle de son frère et donné son titre à ce roman qui vous emporte comme une vague. Ce roman d¹Hubert Nyssen, où l¹on retrouve la patte qui avait marqué La Leçon d¹apiculture ou Le Bonheur de l¹imposture, est animé par une voix narrative qui se déploie, s¹élève et s¹amplifie jusqu¹au dénouement. Les premiers lecteurs disent tous avoir été emportés par ce roman comme par une vague.



Hubert NyssenHubert Nyssen
Il signe avec Les déchirements son quatorzième roman. Né en 1925 à Bruxelles, il est installé en Provence depuis 1970. Il y a trente ans tout juste, il fondait les éditions Actes Sud.
http://www.hubertnyssen.com



Chloé RejonChloé Rejon
Elle a été formée au Conservatoire National d¹Art Dramatique à Paris. Au théâtre, notamment: Fragments Koltès, La Mouette d¹Anton Tchekhov. Au cinéma, notamment, elle a tourné avec Slimane Bounia, Frédérich Heinrich, Sylvie Balliot, Eric Nivot, Jean-Louis Benoît et Nacer Khémir.




Soirées et Matinées musicales d’Arles
à la chapelle Saint-Martin du Méjan


Dimanche 27 avril 2008 à 11 heures

Sandrine TACCHINO : piano
Gabriel TACCHINO : piano
Nathalie CERDA : récitante
François CASTANG : récitant


Bizet
Jeux d’enfants

Ravel
Ma mère l’Oye

Saint-Saëns
Le Carnaval des animaux


 
Nathalie Cerda
Nathalie Cerda
François Castang
François Castang
Gabriel Tacchino
Gabriel Tacchino
Sandrine Tacchino
Sandrine Tacchino

Gabriel Tacchino entreprend une carrière internationale lorsque Herbert von Karajan l’engage pour jouer avec l’Orchestre philharmonique de Berlin, l’Orchestre Alla Scala de Milan et au Wiener Festwochen. A la suite de cette rencontre exceptionnelle, il commence une carrière en collaboration avec les plus grands chefs. Il sera également le soliste de prestigieux orchestres : Boston Symphony, Berliner Philharmonisches, London Symphony… Disciple de Francis Poulenc, il poursuit sa carrière de chambriste et est directeur artistique des Nuits musicales du Suquet.

Sandrine Tacchino se fait entendre régulièrement en tant que soliste, avec orchestre et en musique de chambre. Elle participe à de nombreux festivals. Elle s’intéresse plus particulièrement
à un répertoire d’oeuvres peu jouées.

Nathalie Cerda, actrice de théâtre (Hygiène de l’assassin, Commentaires d’Amour) et de cinéma (Le Voleur et la menteuse de Paul Boujenah), a reçu le Molière 1996 de la révélation théâtrale féminine pour Piaf, je t’aime. Elle chante avec Paolo Conte sur son dernier album. Nathalie Cerda est une fidèle des “Lectures en Arles”.

Producteur à France Musique depuis 1984, François Castang partage ses activités entre la radio (Les Démons de midi, Comme de bien entendu, Mémoires retrouvées, A portée de mots) et des rôles de récitants.




Exposition
à la chapelle Saint-Martin du Méjan


CHAMBAS
“Manolete, Malcolm Lowry”

Du 22 mars au 18 mai 2008

du mercredi au dimanche de 15 à 19 heures
Entrée libre

ManoleteDu 21 mars au 18 mai 2008, la chapelle du Mejan présente une exposition du peintre Jean-Paul Chambas : « Manolete, Malcom Lowry »
L‘exposition ouvrira pour la Feria pascale, mais il ne s’agit pas d’une exposition de Feria aux accents taurins laudateurs. Si le taureau s’invite souvent dans l’œuvre de cet artiste, comme une identité, une racine affirmée, évidente de cet aficionado avisé, né à Vic Fezensac, il se refuse à peindre l’acte, le geste tauromachique, car pour lui c’est au torero de suspendre le temps et pas au peintre de l’arrêter : « On ne fait pas de l’art sur de l’art. On n’a pas le droit d’arrêter avec son crayon le torero qui cherche à arrêter le temps ! ».

Ainsi lorsqu’il traite ce sujet, il dessine et peint ce qui est autour, avant, après, les acteurs communs et les personnages mythiques. L’un d’eux, Manolete, cet austère révolutionnaire de l’art tauromachique est l’une des éminences du Panthéon de l’artiste. Il y côtoie Géricault, Lautréamont, Scott Fitzgerald, Manet, La Callas, Glenn Gould, Edgar Poe, Jim Morrison , Joyce, Velázquez, Lautrec et le bouillonnant, l’excessif Malcom Lowry, depuis longtemps présent dans l’œuvre, la vie de Chambas, comme un frère ou un guide vers cette chose à toucher, ce temps à arrêter.
Il y a du Malcom Lowry dans la peinture de Chambas qui, comme le personnage, est multiple, curieuse, entière, provocante, fournie, généreuse. La couleur y est dense, saturée parfois. Son dessin est vif, précis, essentiel.
L’œuvre de Chambas est nourrie de ses lectures, de l’œuvre de ses maîtres comme Vélasquez à qui il aimerait pouvoir téléphoner depuis son atelier quand il cherche des solutions pour une peinture avec laquelle il est en difficulté.

Jean-Paul Chambas crée des décors pour le théâtre et l’opéra depuis 1976, à la Comédie Française, au festival d’Avignon, aux Chorégies d’Orange, à l’opéra Bastille, à Bruxelles, New York, Rome, Salzbourg et souvent à Nanterre avec Jean-Pierre Vincent pour lequel il vient de réaliser à l’Odéon le décor de« l’Ecole des femmes ».
Il n’est pas sculpteur et compose ses décors en ordonnant des objets, des matériaux, des végétaux, des surfaces peintes, comme de grandes installations. Il y fait vivre des personnages qui à leur tour s’invitent dans son atelier, sa peinture.

L’exposition présentera au rez-de-chaussée un ensemble de peintures et une installation relative à Manolete et à l’étage, une série de grands formats, réalisés au Mexique et inspirés par le chef d’œuvre de Malcom Lowry « Sous le volcan ».
Cer ensemble sera complété d’éléments du travail de l’artiste pour les décors de théâtre et d’opéra : dessins préparatoires, dessins de répétition, éléments de maquette, photographies de décors en situation.


Les œuvres de cette exposition seront reproduites dans un ouvrage édité pour la circonstance et précédé de textes de Chambas sur Manolete et Malcom Lowry.

Jean-Marie Bénézet, commissaire de l’exposition.



 

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