mars 2008

XXIIIe SEMAINE SAINTE EN ARLES
à la Chapelle du Méjan
du 11 au 20 mars 2008


Autour de la voix

Semaine Sainte

Mardi 11 mars 2008 à 20h30

en collaboration avec l’Académie Maurice-Ravel
Gaëlle ARQUEZ : soprano
Céline VICTORES-BENAVENTE : soprano
Mélanie GARDYN :soprano
Tomomi MOCHIZUKI : mezzo
Julie WISCHNIEWSKI : mezzo
Christophe GAUTIER : baryton
Geoffroy BUFFIÈRE : baryton-basse
David GHILARDI : ténor
Marion RALINCOURT : flûte
Hélène LATOUR : violoncelle
Philippe BIROS et Jeff COHEN : piano et direction
François LE ROUX : direction chant


Maurice Ravel
L’Enfant et les sortilèges
fantaisie lyrique en deux parties sur un texte de Colette,
version de Didier Puntos - Version concert
 
Acédémie Maurice Ravel de St Jean de Luz
Académie Maurice Ravel de St Jean de Luz

Dans le cadre de l’année Ravel (70e anniversaire de sa mort), l’Académie Maurice-Ravel de Saint-Jean-de-Luz a créé un spectacle sous la direction musicale et scénique de François Le Roux en septembre 2007, L’Enfant et les sortilèges dans la version de Didier Puntos. La sensibilité et le génie musical de Ravel, associés à l’humour de Colette, donnent à cette oeuvre, composée entre 1919 et 1925, un éclat unique.




Lundi 17 mars 2008 à 20h30

ENSEMBLE LUCIDARIUM
Avery GOSFIELD et Francis BIGGI : direction


Istoria de Purim
Musique et poésie
des juifs d’Italie à la Renaissance



 

Ensemble Lucidarium


Lucidarium se consacre à la musique du Moyen Age et du début de la Renaissance, en privilégiant des répertoires peu connus ou quasiment inédits. Chaque programme de concert emploie une formation flexible de quatre à douze musiciens, choisis parmi les meilleurs spécialistes provenant de l’Europe entière.
Il exige un très long travail de préparation et de recherche dans de nombreux domaines : d’où une sonorité à chaque fois nouvelle, un mélange d’instruments et de voix qui permet une reconstruction rigoureuse – mais libre et bruissante de vie – de l’univers sonore médiéval.
Depuis sa fondation, cette fusion entre préparation méticuleuse dans l’interprétation de la musique ancienne, a permis à l’ensemble de gagner l’approbation du public et de la critique en se produisant dans les plus importants festivals de musique ancienne en Europe.




Mercredi 19 mars 2008 à 20h30

François LE ROUX : baryton
Jean-François HEISSER : piano


Schubert
Le Voyage d’hiver / Die Winterreise D 911



 

François Le Roux

Jean-François Heisser


A l’image de son instrument, Jean-François Heisser vit la musique de façon polyphonique, concertant ou en formation de chambre, en contrepoint de l’enseignement et de la direction artistique de festival ou d’orchestre. Homme de réflexion autant que de sensibilité, il est de ces pianistes rares qui avancent sans ornières et sans autres compromis que ceux concédés à la musique. Il a enregistré des oeuvres de Granados, Mompou, de Falla, Albéniz, Turina, Schumann, Brahms, Bartók, Debussy, Dukas, Beethoven… Professeur au CNSM de Paris, il préside l’Académie Maurice-Ravel de Saint-Jean-de-Luz. En 2000, il a pris la direction artistique de l’Orchestre régional Poitou-Charentes.

Membre de la troupe de l’Opéra de Lyon de 1980 à 1985, François Le Roux maîtrise un répertoire qui va de Monteverdi à l’opéra contemporain. Son nom est associé à l’opéra de Debussy Pelléas et Mélisande, qu’il interprète d’abord comme Pelléas, puis comme Golaud depuis 1997. Ambassadeur de la mélodie française et du lied, il a réalisé de nombreux enregistrements et est l’auteur de Le Chant intime, de l’interprétation de la mélodie française, paru aux éditions Fayard.




Jeudi 20 mars 2008 à 20h30

SOLISTES DE LYON-Bernard TÉTU
Bernard TÉTU : direction
Jean-François HEISSER : piano


Schubert
Mirjiams Siegesgesang, Begräbnislied, Coronach, Psaume 23, Im gegenwärtigen vervangenes, Ständchen, Schwanengesang : Pièces pour piano et voix

Impromptus, Valses nobles : Pièces pour piano seul



 


Bernard Tétu
Solistes de Lyon
Les solistes de Lyon


Les Solistes de Lyon, chanteurs de haut niveau, interprètent notamment la musique romantique et la musique française des XIXe et XXe siècles, en particulier les oeuvres oubliées ou méconnues. Attachés à la création, ils ont à leur répertoire de nombreuses pièces écrites pour eux.
Bernard Tétu développe également un projet artistique original et propose des concerts-spectacles associant comédiens ou danseurs aux musiciens. Fondateur en 1979 des Choeurs de l’Orchestre national de Lyon, Bernard Tétu dirige régulièrement des orchestres symphoniques et des ensembles de musique contemporaine ou de musique ancienne.





Exposition au Méjan


Du 22 mars au 18 mai 2008
à la Chapelle du Méjan

CHAMBAS
“Manolete, Malcolm Lowry”

Vernissage le 21 mars à partir de 19 heures à la chapelle du Méjan
du mercredi au dimanche de 15 à 19 heures
Entrée libre

ManoleteDu 21 mars au 18 mai 2008, la chapelle du Mejan présente une exposition du peintre Jean-Paul Chambas : « Manolete, Malcom Lowry »
L‘exposition ouvrira pour la Feria pascale, mais il ne s’agit pas d’une exposition de Feria aux accents taurins laudateurs. Si le taureau s’invite souvent dans l’œuvre de cet artiste, comme une identité, une racine affirmée, évidente de cet aficionado avisé, né à Vic Fezensac, il se refuse à peindre l’acte, le geste tauromachique, car pour lui c’est au torero de suspendre le temps et pas au peintre de l’arrêter : « On ne fait pas de l’art sur de l’art. On n’a pas le droit d’arrêter avec son crayon le torero qui cherche à arrêter le temps ! ».

Ainsi lorsqu’il traite ce sujet, il dessine et peint ce qui est autour, avant, après, les acteurs communs et les personnages mythiques. L’un d’eux, Manolete, cet austère révolutionnaire de l’art tauromachique est l’une des éminences du Panthéon de l’artiste. Il y côtoie Géricault, Lautréamont, Scott Fitzgerald, Manet, La Callas, Glenn Gould, Edgar Poe, Jim Morrison , Joyce, Velázquez, Lautrec et le bouillonnant, l’excessif Malcom Lowry, depuis longtemps présent dans l’œuvre, la vie de Chambas, comme un frère ou un guide vers cette chose à toucher, ce temps à arrêter.
Il y a du Malcom Lowry dans la peinture de Chambas qui, comme le personnage, est multiple, curieuse, entière, provocante, fournie, généreuse. La couleur y est dense, saturée parfois. Son dessin est vif, précis, essentiel.
L’œuvre de Chambas est nourrie de ses lectures, de l’œuvre de ses maîtres comme Vélasquez à qui il aimerait pouvoir téléphoner depuis son atelier quand il cherche des solutions pour une peinture avec laquelle il est en difficulté.

Jean-Paul Chambas crée des décors pour le théâtre et l’opéra depuis 1976, à la Comédie Française, au festival d’Avignon, aux Chorégies d’Orange, à l’opéra Bastille, à Bruxelles, New York, Rome, Salzbourg et souvent à Nanterre avec Jean-Pierre Vincent pour lequel il vient de réaliser à l’Odéon le décor de« l’Ecole des femmes ».
Il n’est pas sculpteur et compose ses décors en ordonnant des objets, des matériaux, des végétaux, des surfaces peintes, comme de grandes installations. Il y fait vivre des personnages qui à leur tour s’invitent dans son atelier, sa peinture.

L’exposition présentera au rez-de-chaussée un ensemble de peintures et une installation relative à Manolete et à l’étage, une série de grands formats, réalisés au Mexique et inspirés par le chef d’œuvre de Malcom Lowry « Sous le volcan ».
Cer ensemble sera complété d’éléments du travail de l’artiste pour les décors de théâtre et d’opéra : dessins préparatoires, dessins de répétition, éléments de maquette, photographies de décors en situation.


Les œuvres de cette exposition seront reproduites dans un ouvrage édité pour la circonstance et précédé de textes de Chambas sur Manolete et Malcom Lowry.

Jean-Marie Bénézet, commissaire de l’exposition.





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